Démocratie et histoire de gros sous

Publié le par Flavien

Allumez télévisions et radios, ouvrez un journal. Faites-le. Que voyez vous concernant la Grèce? "Chaos grec" "crise politique" "sortie de l'euro" "mise en péril de la démocratie"....

C'est triste non? A les entendre ou à les lire, la Grèce est de nouveau au bord du gouffre, prête à tomber, entrainant l'euro et l'Union avec elle. Entendez par là : La Grèce, va entrainer la France avec elle. Les médias préfèrent parler de l'Europe pour passer un peu moins pour des chauvins que le reste de la populas, mais ils se fourrent le doigt dans l'oeil s'ils nous croivent stupides à ce point.

En réalité, que se passe-t-il chez nos amis les Grecs? Un événement qui fait trembler les banquiers, les créanciers et Merkel. Mais un événement qui ne nous touche pas pour autant. C'est un simple jeu démocratique. Et oui, la démocratie, la vraie, celle où le peuple est représenté par une assemblée et non pas par un seul homme omnipotent ! Et comme toutes les vraies démocraties, ce n'est pas toujours facile de mettre les gens d'accord. 

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La situation est la suivante :

Les partis qui prônent l'austérité et qui préfèrent suivre les ordres de la troïka n'ont pas de majorité à l'assemblée (32% des sièges). Vous me direz donc : "Donc c'est les partis anti-austérité qui forment le gouvernement alors!" Pas si simple. Si les socialistes et les conservateurs ont réussi à se mettre d'accord sur une ligne politique commune, ce n'est pas du tout le cas pour tous les autres. Syriza, parti de coalition de la gauche radicale, est arrivé deuxième avec 16% des sièges. Il leur faut donc s'allier avec d'autres partis pour former une majorité. Seul hic : les communistes du KKE ne veulent pas d'allié, et il est hors de question de s'allier avec le Laos ou les néo-nazis (d'ailleurs personne ne veut en entendre parler, on comprend pourquoi...).

Bref, malgré le beau geste du président de la république grecque (qui ne sert à rien d'habitude), personne n'est d'accord. Comment faire? Si aucun accord n'est conclu avant jeudi, de nouvelles élections seront organisées en juin, pour définir une majorité. Sans majorité en juin, nouvelles élections en juillet etc. 

Il est fort probable que les Grecs retournent aux urnes dans un mois, c'est là que Merkel et ses copains banquiers tremblent. Syriza a de très fortes chances d'obtenir une majorité en juin. Ce parti anti-austérité compte reprendre le pays en main et relancer la croissance en se moquant éperdument des ordres de l'Europe et du FMI ! S'il le faut, ils supprimeront purement et simplement une partie de leur dette. Prenant exemple sur l'Argentine, ils iront, s'il le faut, jusqu'a déclarer le pays en faillite, ce qui permettrait de tout recommencer à zéro, en faisant un bon en arrière de 30 ans. 

Voici un petit schéma tiré du Parisien qui montre bien que si la Grèce fait faillite, les banques européennes vont perdre beaucoup. Mais soyez rassurés, pas suffisamment pour les faire couler !

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SYriza est le seul espoir pour l'avenir des Grecs, et le gros problème de Merkel qui risque d'y laisser sa tête. 

Publié dans Actualité

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serrurier paris 16/02/2015 15:56

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Cordialement