Les dimanches présidentiels ne sont pas roses partout

Publié le par Flavien

Alors qu'en France, les destructeurs de la Grèce, responsables européens qui ont cru bon de renflouer les caisses françaises en prêtant à la Grèce à des taux d'intérêts exorbitant, chutaient de leur piédestal, la Grèce vivait elle aussi des élections. Les législatives ont été anticipées par le gouvernement de droite, espérant valider leur politique d'austérité. Le dimanche 6 mai a été, à bien des égards, un bouleversement dans l'histoire de l'Europe :

 

-Un petit homme se prenait un coup de pied au cul de la part de la "France Forte" pour installer les socialistes au pouvoir dans le 2ème pays d'Europe.

 

- Les Grecs ont dit non à l'austérité. Vous me direz que ce n'est pas nouveau (on se souvient tous des manifestations "à la grecque", qui existent toujours mais les médias s'en sont lassés). Ce qui est nouveau c'est leur moyen de dire NON.

Premièrement, le PASOK, parti socialiste grec, vient de se faire devancer largement par une nouvelle force politique de gauche, Syriza (Coalition de la gauche radicale). Pour faire gros, ils sont dans la même mouvance politique que le Front de Gauche chez nous (comme quoi tout est possible!). Ils regroupent les écolos, les socialistes qui ne se reconnaissent plus dans le Pasok, les communistes hors KKE, les féministes,... Ils sont pro-européens, anti-austérité, antifascistes, veulent répartir les richesses du pays, relancer la consommation et la croissance, taxer les riches et dire merde à Merckel et aux pays du nord. C'est donc une bonne surprise pour le peuple grec de gauche, beaucoup moins bonne pour les riches grecs (mais il n'y en a plus beaucoup).

800px-Parlement grec 05-2012

 

 

Autre surprise, beaucoup plus inquiétante, l'apparition sur la scène politique de l'Aube Dorée, parti d'extrême-droite membre du Front National Européen et surtout... Néo-nazi !

Son discours s'articule notamment autour de thèmes xénophobes, souverainistes, racistes, natalistes, avec, entre autres, pour slogan « la Grèce aux Grecs ». Voici leur drapeau...


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Je me souviens les avoir croisés lors d'une de leur manifestation contre les "chiens communistes" lors du mouvement des indignés. Je vous en ai déjà parlé. Ils ont fait des marches aux flambeaux et leurs militants sont responsables du massacre d'immigrés de l'année dernière. Ce sont souvent d'anciens militaires, habillés en treillis, toujours au garde à vous, chantant la haine et le racisme.

 

 

La montée de l'extrême-droite prouve les difficultés du peuple grec à voir un peu d'espérance dans l'avenir. Il faut absolument leur redonner espoir pour casser la dynamique frontiste qui s'abat sur l'Europe. Tous le même combat, antifasciste, antinazi, anti-frontiste !

 

 


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